Reconnaître les sites sûrs et les sites douteux
Dans cet atelier, nous apprenons à repérer les signes d’un site fiable, à reconnaître les tentatives de phishing (hameçonnage) et à mieux comprendre la navigation privée et les cookies.
Objectif : développer de bons réflexes pour ne pas se faire piéger par de faux mails, de faux sites bancaires ou de fausses alertes.
🧪 Exercices de l’atelier 4
Exercice 1 – Site sûr ou site douteux ?
Comparer deux adresses (URL) et repérer celle qui est officielle et celle qui est suspecte.
Exercice 2 – Analyser une page de connexion
Repérer les champs normaux et les demandes anormales (carte bancaire, CVV…).
Exercice 3 – Repérer un mail de phishing
Apprendre à reconnaître un faux mail qui imite une banque ou une administration.
Exercice 4 – Repérer les signaux d’alarme
Menaces, urgences, fautes, demandes étranges : apprendre à les identifier.
Exercice 5 – Tester la navigation privée
Découvrir ce que la navigation privée garde ou ne garde pas en mémoire.
Exercice 6 – Comprendre les cookies
Distinguer les cookies nécessaires, statistiques et publicitaires.
📚 Ressources utiles
📌 Combien existe-t-il de moteurs de recherche ?
Il n’existe pas de nombre exact : n’importe quelle entreprise ou organisation peut créer son propre moteur. Certains disparaissent, d’autres apparaissent, et beaucoup de « nouveaux » moteurs utilisent en réalité les résultats d’autres (comme Google ou Bing).
On peut retenir simplement :
- Quelques grands moteurs “indépendants” ont leur propre index du web :
- Bing (Microsoft)
- Yandex (Russie)
- Baidu, Sogou (Chine)
- Naver (Corée), Seznam (Tchéquie)
- Qwant (Europe, vie privée mise en avant)
- Mojeek (moteur indépendant plus petit)
D’autres moteurs (Yahoo, Ecosia, DuckDuckGo…) réutilisent en grande partie les résultats de ces grands moteurs.
⚙️ Comment fonctionne un moteur de recherche ?
On peut simplifier en 3 grandes étapes :
-
1) Crawler (robot d’exploration)
Un robot (comme Googlebot) parcourt le Web :- il découvre des pages,
- clique sur les liens pour aller de site en site,
- télécharge le contenu (texte, code, etc.),
- repère les mises à jour.
-
2) Indexation
Les pages trouvées sont :- analysées (mots, titres, images, liens…),
- classées par thèmes et par mots-clés,
- stockées dans un énorme index.
-
3) Classement des résultats (algorithme)
Quand on tape une recherche :- le moteur regarde dans son index,
- choisit les pages qui semblent les plus utiles,
- les classe dans un ordre particulier (du plus pertinent au moins pertinent).
💡 À retenir !
– il n’y a pas qu’un seul moteur, mais Google reste le plus utilisé ;
– tous suivent globalement le même principe : explorer → ranger → classer ;
– bien formuler sa recherche (mots-clés) aide beaucoup le moteur à trouver la bonne information.
Site sûr :
- URL simple et cohérente (ex. https://www.ma-banque.fr).
- Présence d’un cadenas et de https.
- Ton calme, pas d’urgence ni de menace.
- Graphisme sobre, lisible, sans clignotements agressifs.
- Demande uniquement les informations nécessaires (identifiant + mot de passe).
- Mentions légales accessibles.
Site douteux :
- URL très longue, compliquée, avec des mots suspects (ex. securite-activation-urgent).
- Parfois pas de cadenas, ou http au lieu de https.
- Ton alarmiste : « URGENT », « votre compte sera bloqué ».
- Demande de code carte bancaire, CVV, PIN, code SMS pour se connecter.
- Fautes d’orthographe fréquentes, mise en page approximative.
Voici une illustration montrant, côte à côte, un site officiel sécurisé et un site douteux qui essaie de l’imiter.
Vous pouvez observer l’image et repérer :
- la présence du cadenas et de https sur le site sûr ;
- l’écriture de l’adresse (URL) : simple pour le site fiable, compliquée ou bizarre pour l’autre ;
- le ton des messages : calme d’un côté, urgent / menaçant de l’autre ;
- les éventuelles fautes d’orthographe ou bandeaux agressifs sur le site douteux.
💡 N’hésitez pas à vous poser la question chaque fois : « Lequel vous met le plus en confiance ? Pourquoi ? ». L’objectif est de les habituer à observer avant de cliquer.
Lorsque vous saisissez un identifiant et un mot de passe sur un site web, la manière dont ces informations circulent sur Internet dépend du protocole utilisé :
- 🔓 HTTP (non sécurisé) : les données circulent en clair, donc n’importe qui peut les intercepter.
- 🔐 HTTPS (sécurisé) : les données sont chiffrées, donc illisibles pour un pirate.
Voici un exemple très simple pour visualiser la différence :
🔓 HTTP – Non sécurisé
Les données circulent en clair
Un pirate peut voir vos identifiants :
username=alice • password=password
🔐 HTTPS – Sécurisé
Les données sont chiffrées
Les identifiants deviennent illisibles :
jYnfYz6... • 0x68i8L...
📌 Que faut-il retenir ?
- Si l’adresse commence par http:// → ⚠️ dangereux, vos identifiants peuvent être volés.
- Si l’adresse commence par https:// et qu’un cadenas apparaît → ✅ connexion sécurisée.
- Ne jamais saisir un mot de passe sur un site non sécurisé.
- Le chiffrement rend les informations illisibles pour les pirates.
💡 Astuce : si un stagiaire hésite, dites-lui : “Si tu ne vois pas le cadenas, tu ne tapes jamais ton mot de passe.”
Quelques signaux à repérer :
- Menaces ou pression : « compte bloqué », « dernière chance », « dans les 24h ».
- Demande de données sensibles : carte bancaire, CVV, PIN, code SMS sans raison claire.
- URL farfelue : trop longue, mélange de mots, chiffres et tirets.
- Nombreuses fautes d’orthographe ou traduction approximative.
- Formulaire exagéré : on vous demande plus d’infos que nécessaire.
💡 Rappel : une banque ou une administration ne demande jamais de code PIN ou de numéro de carte pour une simple connexion.
La navigation privée ouvre une fenêtre spéciale qui :
- n’enregistre pas l’historique de navigation,
- n’enregistre pas les recherches,
- supprime les cookies quand on ferme la fenêtre,
- ne garde pas les mots de passe tapés.
C’est pratique pour utiliser un ordinateur partagé (en formation, en bibliothèque…).
Mais attention :
- Votre fournisseur Internet, votre employeur ou le site visité peuvent encore voir votre activité.
- La navigation privée ne rend pas anonyme sur Internet.
➡ La navigation privée protège surtout votre ordinateur local, pas votre identité sur le réseau.
Les cookies sont de petits fichiers déposés par les sites pour :
- se souvenir de la langue choisie,
- garder le contenu d’un panier d’achat,
- vous laisser connecté à un site,
- mesurer la fréquentation du site.
Les cookies publicitaires servent à :
- suivre votre navigation d’un site à l’autre,
- afficher des publicités ciblées.
Sur beaucoup de sites, vous pouvez :
- Accepter les cookies nécessaires (techniques).
- Refuser les cookies publicitaires/marketing sans gêner la navigation.
- Regarder l’URL attentivement (adresse du site).
- Vérifier la présence du cadenas et de https.
- Ne jamais entrer son code PIN ni son CVV sur une page de connexion.
- Ne pas cliquer sur un lien reçu par mail ou SMS si l’on a un doute.
- En cas de doute, taper soi-même l’adresse du site (ex. www.ameli.fr).
💡 Mieux vaut perdre 30 secondes pour vérifier que des heures à essayer de rattraper une arnaque.
🎯 Petit quiz de fin d’atelier
Choisissez la bonne réponse pour chaque question, puis validez.